Après la demande de soutien du collectif des emprunteurs abusés, l'UFC-Que Choisir a annoncé son intention de saisir la justice à l'encontre du Crédit Foncier pour manquement à son devoir d'informations et de conseils.
Il semblerait que l'association possède des éléments de nature à prouver que les consommateurs ont été les victimes d'une tromperie sur la nature même du produit financier, à savoir, un
credit immobilier à taux variable. Selon l'association, le credit foncier (spécialiste des crédits à taux variable) est coupable de défaut d'explications et de mise en garde lors de la vente de ses prêts qui étaient censés être sécurisés avec un
taux d'intérêt dit capé, c'est à dire plafonné en cas de hausse.
Malgré ce
crédit immobilier capé, les emprunteurs ont constaté impuissant une augmentation de 20% de la durée de leur
crédit et parfois même une hausse de leurs mensualités.
Actuellement, on constate une très nette différence entre le taux fixe et le taux variable maximum et certains emprunteurs ont atteint un
seuil d'endettement de 40%.
L 'UFC-Que Choisir, qui est en possession de documents garantissant des paiements mensuels constants tout au long du
credit, dénoncent ces pratiques bancaires et rappelle quelles sont interdites et sanctionnables.
Le collectif des emprunteurs abusés ne souhaite pas une négociation au cas par cas et a demandé à l'association UFC-Que Choisir de l'aider dans sa demande de négociation globale. Le collectif voudrait simplement que les
crédits fonctionnent comme ils ont été vendus, c'est à dire avec des mensualités constantes, un plafond situé à 1,5 point, et que la seule chose pouvant varier est la durée du crédit.
De son côté le Crédit Foncier a fait une proposition de passage à un taux fixe de 5,25% sur la durée maximale du crédit. Une solution jugée inacceptable pour le collectif et l'UFC-Que Choisir qui menace de traîner le Crédit Foncier en justice.