La nouvelle cible désignée des
organismes de crédit est le sénior. Encore "interdit" d'emprûnt il y a peu de temps à cause de revenus insuffisants ou de risques liés au décès, le sénior est devenu le client que les banques s'arrachent.
Ce revirement de situation part
- d'un constat : à la fin du mois de Novembre, seuls 22,3 % des emprunteurs ont plus de 65 ans tout
credit confondu.
- d'une opportunité : la nouvelle loi sur le prêt viager hypothécaire qui permet à un
propriétaire d'emprunter sur la valeur de son propre logement.
Le premier
organisme de crédit à s'être lancé est le Crédit Foncier, suivit par le Crédit Immobilier de France. D'autres organismes sont sur le point de les rejoindre comme la Caisses d'Epargne ou étudient encore la question (BNP Paribas).
Ce qui change Plus de problème de solvabilité Jusqu'à présent, seuls les revenus de l'emprunteur entraient en compte pour le calcul de sa solvabilité. Maintenant, entre aussi en compte dans ce calcul la valeur du bien immobilier de l'emprunteur. Ainsi, les emprunteurs sont beaucoup plus facilement solvables et obtiennent plus facilement leur
crédit immobilier.
Plus de problème d'âge On assiste à la disparition de l'assurance-décès qui était jusqu'alors indispensable pour l'obtention d'un crédit. L'offre du
Crédit Immobilier de France est innovante car elle propose de remplacer la traditionnelle assurance-décès par une garantie par caution attribuée par la CNP. Pour 1% du montant du prêt, cette caution permet aux plus âgés d'emprunter librement.
Pour information, le Crédit Immobilier de France propose des
crédits pour un
taux compris entre 5 et 6% sur un monrtant d'environ 50 000 euros pour financer un achat ou un projet immobilier.
L'offre du Crédit Foncier, pour une personne âgée de 75 ans, se situe à un taux de 8,5% pour un emprûnt équivalent à 34% de la valeur estimée du bien immobilier (environ 100 000 euros pour un bien de 300 000 euros).