Le marché du crédit immobilier
Sur le plan conjoncturel, le marché du
crédit immobilier semble avoir atteint un point haut. La croissance de la production s’est ainsi nettement infléchie en 2001 avec une hausse de 2,7 %. Ce ralentissement devrait se confirmer en 2002 malgré un bon premier semestre et un palier devrait intervenir en 2003. Ce ralentissement devrait s’accompagner d’une hausse mécanique du coût du risque qui a atteint un seuil incompressible. Toutefois, sauf scénario macro-économique catastrophe, une explosion des risques sur fond de krack immobilier est difficilement envisageable, car la croissance a été saine, sans dérive spéculative comparable à celle observée au début des années 1990.
Cette inflexion du marché du
prêt immobilier plaide pour une nouvelle phase de consolidation du marché qui devrait se caractériser par :
• la poursuite du mouvement de concentration ;
• la multiplication des accords de distribution à partir de systèmes ouverts ;
• le regroupement des chaînes de prêts en back office de façon à dégager des économies d’échelle ;
• l’optimisation des relations commerciales avec les clients pour améliorer les temps de réponse commerciale et mettre en place des démarches d’équipement en produits d’assurance, liés à l’immobilier notamment ;
• une poursuite des innovations marketing de façon à permettre aux établissements prêteurs de travailler un marché hypersegmenté.
Le contexte est peu favorable à l’irruption d’un nouvel entrant. Seul un rapprochement majeur (Crédit agricole /Crédit Lyonnais par exemple) ou une disposition permettant à La Poste d’être présente sans restrictions sur ce marché sera à même de provoquer une modification sensible des positions concurrentielles qui devraient se figer.
© BFJ Finance votre
credit