Après une phase de crise marquée par une chute de la production, une explosion du risque entreprise et de lourdes restructurations capitalistiques et organisationnelles, le marché du
crédit bail et du financement locatif a entamé une phase de reprise dans un contexte où la priorité est allée à la sélectivité. Assise sur une franche amélioration de la conjoncture, celle-ci s’est amplifiée. Elle se caractérise par une augmentation de la production et une diminution de la charge du risque qui, conjuguées, ont contribué à un net accroissement des résultats des intervenants présents sur ce marché.
Durant ces dernières années, le marché a notablement évolué :
* la part du
crédit-bail, qui reste dominant, a diminué au profit de nouveaux modes de financements locatifs, mieux adaptés aux évolutions technologiques ;
* les offres se complexifient avec une tendance au développement de garanties et de services annexes au
financement « sec » permettant d’accroître les marges, de diminuer le risque ;
* les captives des constructeurs ont investi ce marché pour financer leurs ventes ou repris l’initiative, ce qui est surtout sensible dans le
financement des biens automobiles avec deux enjeux primordiaux spécifiques ;
* les financeurs se dotent de moyens permettant d’optimiser le couple croissance/risque.
Sur le plan de la dynamique concurrentielle, la crise a redistribué les cartes en éliminant ou en marginalisant plusieurs acteurs dont certains historiques. Aujourd’hui, le marché est largement dominé par les banques à réseau au travers de leurs filiales plus ou moins dédiées sauf sur le segment de l’automobile.
Les stratégies de croissance affichées par plusieurs intervenants bancaires, la reprise en main des captives automobiles, la concentration du secteur bancaire et les réaménagements d’accords et de partenariats qui pourraient avoir lieu à cette occasion sont autant de facteurs qui devraient induire une nouvelle modification des positions concurrentielles à la faveur d’un mouvement de concentration.